Articles Tagués ‘a.d.g’

A.D.G : J’ai déjà donné…

Publié: 12 février 2010 dans A
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Pendant à droite du gaucho Jean-Patrick Manchette dans la  hiérarchie du polar bien noir, A.D.G. avait laissé les affaires en vrac  pour jouer au journaleux anti-indépendantiste dans la Nouvelle-  Calédonie des ninetize. Son retour à la plume n’en est que plus  savoureux. Dans un feu d’artifice de trouvailles argotiques,  calembours et autres anglicismes à la sauce franchouille, le lascar à  la gouaille truculente revient d’entre les canaques histoire de dessouder son héros de Machin, état civil Serguie Djerbitskine, scribouillard réac et biberonneur oeuvrant à La Nouvelle-République du Val-de-Loire. Sauf que là, il s’agit de savoir ce qu’est vraiment devenu le gus, soi-disant aux trois quarts boulotté par des cochons locaux, tandis qu’un opuscule de la main de l’intéressé relate des événements vieux de vingt ans mais riches en enseignements.
Dans le sillage du sieur Pascal Delcroix, avocat royaliste de son état, ex-para et accessoirement double romanesque d’A.D.G., on y découvre la face sombre et cachée de Machin, entre ses ascendances pas si nobles ni si slaves, son rejet pas si franc des ébats orgiaques et immoraux et sa haine pas si réelle des encapuchonnés mystiques. Comme si faire de Machin un ami indigne, putassier en loucedé, allait faciliter les adieux…
Reste que le chant du cygne dudit zigue a bigrement de l’allure, entre ouesterne tourangeau enlevé et enquête sous les tropiques de l’île de Nou chère au coeur de l’auteur. Roman acide sur l’histoire d’une trahison sans pour autant verser dans la désillusion, ‘J’ai déjà donné’ ne se gêne pas pour bousculer les codes du polar et ratisse large au moment d’égratigner, non sans ironie et dans le désordre, socialos, condés, fachos et consorts. Avant de tendre vers une fin puissante, touchant au revoir d’un créateur à sa créature. Un pavé posthume idéal pour passer un bonouiquende, verre de ouisquie à la main. Point final.

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A.D.G : Kangouroad Movie

Publié: 12 février 2010 dans A
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A.D.G est un célèbre auteur de romans noirs Français, décédé en 2004. La présentation de l’écrivain au début de l’ouvrage, précise qu’il se proclamait volontiers d’extrême droite.
Prix des Grands Espaces 2004, ce roman est un cinémascope rafraichissant où s’étalent toute la beauté et l’authenticité de la nature australienne.
Dans un style enjoué, A.D.G nous emmène au pays des Kangourous, en compagnie du héros, Paddy O’Flaherty, un broussard aventurier, véritable crocodile dundee qui n’hésite pas à critiquer les absurdités rencontrées dans les films se déroulant sur l’île continent, et de son acolyte aborigène Pickwick-Pickwick Kadigbaku.
La couleur ocre de la couverture correspond parfaitement avec l’aventure contée dans le roman. Le lecteur, via des descriptions de grande qualité, teintées de termes typiquement australiens, est parfaitement immergé dans ces décors pittoresques et aventureux.
En guise d’idéaux dits d’extrême droite, A.D.G se contente de soutenir les Aborigènes Australiens, expliquant leur combat identitaire, rappelant une grande scène de bataille où au temps de la conquête de ce territoire, une quarantaine d’Aborigènes, pratiquement désarmés périrent avec honneur devant de nombreuses troupes anglo-saxonnes équipées de fusils.
A.D.G pique également certains personnages métissés, voulant certainement montrer par là que le métissage n’est pas forcément positif, ce qui est somme toute assez logique.
L’auteur s’en prend également avec sévérité au nazisme dans une partie du livre. Certainement A.D.G voulait prouver par là qu’on se méprenait sur sa personne. Un peu d’analyse de l’époque actuelle permet en effet de comprendre que nazisme et extrême droite sont les termes généralement employés pour disqualifier quelqu’un en évitant tout raisonnement intelligent.
Kangouroad Movie, en bon roman policier, démarre avec un mystérieux quintuple meurtre au parfum fantastique, puisqu’un étrange animal invraisemblable y a été observé, et se continue au rythme d’une action trépidante dans un paysage sauvage exotique.
Kangouroad Movie procure un excellent moment de détente et permet de voyager avec plaisir en 4*4 dans le Nord Australien en compagnie de héros sympathiques et pleins d’humour.
Cette lecture exotique convient parfaitement à la période estivale.

A.D.G : La Nuit myope

Publié: 12 février 2010 dans A
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C’est un petit livre, La Nuit myope, et un miracle. Comme un Nocturne de Chopin qui serait joué par un harmonica. Parti pour recréer l’Odyssée, le héros d’A.D.G. se retrouve, la nuit, sur les bords de la Seine, avec ses lunettes cassées et sa métaphysique dans les poubelles de cinq heures. Dans le récit d’une nuit stupide et romantique, il fait passer le souffle de nos goûts d’épopée, de notre dérision, de notre mort évidente. Voilà, en cent pages, nos violences déguisées et, en une marche à pied interminable et ironique, le grand bazar de la tristesse tenu par les clochards du rêve.

Tout ce qui se cache de tendresse dans ces cent pages d’angoisse comique, c’est A.D.G. Si vous le rencontrez, il ne vous en parlera sûrement pas. Il fera comme son personnage. Il dira que c’est une plaisanterie. Détrompez-vous : avec son humour et son obsession du néant, ce petit grand livre appartient désormais à notre littérature. Celle qui montre les dents, sans qu’on puisse savoir si c’est pour rire ou pour mordre.

Renaud Matignon, Le Figaro.

A.D.G : Pour venger pépère

Publié: 12 février 2010 dans A
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Roman noir de terroir tourangeau

Se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment, le grand-père de Maître Delcroix est assassiné par Jouax, chef d’une bande de gauchos venant juste de braquer une banque. Dans cette cavale sanglante, un automobiliste et un flic trouveront également la mort. Mais Delcroix, qui aimait beaucoup son « Pépère » comme il l’appelait, décide de mener l’enquête, de retrouver Jouax et ses sbires et de débarrasser la société de cette vermine. Malheureusement, ce dernier bénéficie de complicités aussi nombreuses que crapuleuses dans les plus hautes sphères de la société et le projet de notre justicier va se révéler particulièrement difficile à réaliser.
Roman policier picaresque ou plutôt noir de terroir tourangeau, « Pour venger Pépère » est un petit bijou d’écriture (dans un style proche d’Alphonse Boudard ou de Frédéric Dard), d’humour et de dérision. Maniant avec art l’argot, le patois, le calembour et le jeu de mots, A.D.G. ne se fait aucune illusion sur la bonté foncière du genre humain tout en se montrant un épicurien accompli. En cela, c’est un véritable prototype d’homme de droite (malheureusement trop tôt disparu) c’est à dire un « pessimiste joyeux » par opposition avec son alter ego de gauche, l’« optimiste triste ». Les personnages sont intéressants, un peu caricaturaux voire taillés à la serpe. Une mention spéciale pour le journaliste Machin Serguie sous les traits duquel on reconnaîtra facilement le tonitruant Serge de Beketch. Si vous aimez la langue verte, le franc parler bien dru et bien gaulois et l’authentique politiquement incorrect, ne ratez pas ce livre !

A.D.G : Selection de Livres

Publié: 12 février 2010 dans A
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LA Divine Surprise :

Roman policier provincial assez noir…

Alfred et André Le Cloarec, truands d’origine bretonne de père en fils, s’entendent comme larrons en foire pour braquer un notaire de province. Ils comptent sur ce dernier coup pour se ranger définitivement des voitures. Mais c’est sans compter avec un gang de Yougoslaves qui veulent évincer la pègre de la région ni avec l’inspecteur Carteret qui a vite fait de se lancer à leurs trousses dès que l’affaire tourne au vinaigre et que la viande froide commence à s’entasser dans le frigo…
Un roman policier provincial plus noir qu’à l’accoutumée et, semble-t-il, un peu moins réussi que d’habitude. La truculence est toujours là, la langue verte et fleurie également sans oublier l’humour et l’esprit français. Sans doute la légère déception vient-elle de l’intrigue particulièrement sombre et désabusée. Pas un seul personnage pour racheter l’autre. Les rebondissements et les trahisons s’enchaînent sans oublier l’hécatombe généralisée et la fin peu reluisante…

A.D.G

Publié: 12 février 2010 dans A
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A.D.G.

(initiales du pseudonyme Alain Dreux Gallou), de son vrai nom Alain Fournier dit Camille, est un journaliste et romancier français, né le19 décembre 1947 à Tours1 (Indre-et-Loire), mort le 1er novembre 2004 à Paris, des suites d’un cancer.

A.D.G. fut, pendant une dizaine d’années, l’un des « auteurs-phares » de la Série noire des éditions Gallimard. Il reste célèbre pour avoir représenté une sensibilité de droite, voire d’extrême droite (vers laquelle il évoluera plus nettement dans les années 1980, lorsqu’il deviendra le principal animateur du Front national en Nouvelle-Calédonie). Cette position le singularisait au sein du mouvement de renouveau du roman noir français desannées 1970, un mouvement dominé alors par des écrivains de sensibilité de gauche, d’extrême gauche ou anarchiste, à l’instar de l’autre figure marquante de la Série noire de cette décennie, Jean-Patrick Manchette. Que ce soit dans les titres de ses romans policiers ou dans ses chroniques journalistiques, il est également connu pour sa propension aux jeux de mots.

Après s’être engagé comme enfant de troupe à l’âge de douze ans et être sorti du système scolaire avec pour seul bagage son BEPC, il débute dans la vie active comme employé au Crédit lyonnais, puis exerce les métiers de bouquiniste et de brocanteur. Un temps proche du pamphlétaireMichel-Georges Micberth, qui préside la Jeune Force poétique française, il devient son collaborateur et directeur littéraire aux éditions de la JFPF (de 1966 à 1971), où il écrit sous le pseudonyme d’« Alain Dreux-Gallou », Dreux et Gallou étant les noms de famille de deux de ses grands-parents. Son véritable nom est difficile à porter en littérature, du fait de l’homonymie avec Alain-Fournier, et il conservera donc le sigle de ce pseudonyme, A.D.G., toujours écrit avec trois points, comme nom de plume. Il pensera changer de pseudonyme pour signer du nom d’Alain Camille, mais reviendra rapidement à sa première signature. Camille est d’ailleurs le nom de famille qu’il adoptera légalement, trouvant son patronyme de naissance trop pesant.

Son premier roman, La Divine Surprise, est inspiré des confidences de Jo Attia, truand et résistant dont il rédigeait alors la biographie en qualité de nègre. Faute de connaître sa réelle identité, quelques journalistes imaginatifs émirent un temps l’hypothèse qu’A.D.G. était un pseudonyme pourRaymond Queneau, tandis que d’autres y virent les mémoires d’un ancien truand reconverti dans la littérature.

Dans ses romans, il se garde bien, à l’inverse des autres auteurs de la Série noire, de faire l’éloge du milieu des truands qu’il juge constitué « de sombres idiots, inconséquents, stupides, qui se servent de la gloire que certains auteurs comme Auguste Le Breton et José Giovanni leur ont créée ». Admirateur d’Albert Simonin, A.D.G. parsème ses premiers romans, notamment Les Panadeux, d’expression argotiques.

En 1972, il publie une chronique berrichonne, La Nuit des grands chiens malades, portée au cinéma par Georges Lautner sous le titre Quelques Messieurs Trop Tranquilles, où l’on voit une communauté hippie s’installer dans un petit village et s’opposer à une bande de truands en s’alliant aux paysans du coin. Suit un hommage discret à Louis-Ferdinand Céline, Cradoque’s Band, le récit d’un hold-up, les Trois Badours, publié sous le pseudonyme d’Alain Camille (et depuis réédité sous le nom d’A.D.G.), et un retour en Berry, Berry story. En 1977, il imagine dans le Grand Môme, le retour d’Augustin au pays perdu, hommage et parodie du chef-d’œuvre de son grand aîné.

Dans Pour venger pépère (1980), un roman à suspense que Jean-Patrick Manchette jugea « très cohérent, très abouti, excellent », un jeune avocat au barreau de Tours enquête sur la mort de son grand-père tué lors de la fusillade d’un hold-up. On y aperçoit en arrière plan son personnage fétiche, le journaliste alcoolique et anarchisant Sergueï Djerbitskine, alias Machin (en partie inspiré de son ami Serge de Beketch, mais qui devient un double d’A.D.G. lui-même dans les romans situés en Nouvelle-Calédonie).

En 1981, il s’essaie à un court récit de 100 pages, la Nuit myope, qualifié de « cent pour cent littéraire » par Jean Cochet, qui serait une « sorte d’épopée dérisoire d’un rêveur velléitaire ».

En 1981, il part s’installer en Nouvelle-Calédonie où il entreprend la rédaction d’un roman historique consacré à la colonisation de l’île, Le Grand Sud, qui remportera, à sa sortie en 1987, un succès de librairie. Il prévoyait d’en rédiger une suite mais ne s’arrêtera finalement au premier volume. Les trois romans policiers qu’il publie également entre 1987 et 1991 contiennent des attaques contre les indépendantistes : de l’avis de leur auteur, ces ouvrages ne sont pas, qualitativement, à la hauteur de ses précédents romans. A.D.G. mène sur l’île une activité politique virulente contre les indépendantistes canaques, et se charge d’organiser les sections locales du Front national.

Il retourne en France en 1991. Victime d’une crise d’inspiration, il ne parvient pas à retrouver la motivation pour publier de nouveaux romans et se retrouve un temps au chômage, suite à son licenciement de Minute. Il est le seul auteur de renom de la Série Noire à ne pas être réédité lors du cinquantenaire de la collection en 19972. Il publie en 2003 un nouvel ouvrage se déroulant dans un cadre australien, Kangouroad movie, qui, après une longue absence, marque son vrai retour au roman policier.

Il envisageait la rédaction, avant l’aggravation finale de sa maladie, d’un essai sur l’écrivain Jacques Perret.

En 2007, un dernier roman est publié de manière posthume, J’ai déjà donné… aux éditions Le Dilettante. Celui-ci est une sorte d’apothéose romanesque où se retrouvent les principaux héros de ses précédents romans3.

L’avocat Pascal Delcroix, personnage récurrent de plusieurs de ses romans, a été vu par certains comme inspiré par Éric Delcroix, défenseur fréquent des négationnistes. Or, selon A.D.G. lui-même, il ne s’agissait que d’une coïncidence, le personnage étant inspiré par l’un de ses amis (le père de Loïc Decrauze). De même, il fut reproché d’avoir dédié son livre Joujoux sur le caillou « à Jean-Marie, mon p’tit mec ». Il ne s’agissait non plus pas d’une adresse à Jean-Marie Le Pen comme cela fut écrit, mais au fils d’A.D.G., prénommé ainsi en hommage à son grand-père.

  • 1969 : Lettre ouverte à un magistraillon (Micberth, Illustrations de Bernard Deyriès).
  • 1971 : la Divine Surprise (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1429, rééd. en coll. « Carré Noir », n° 545)
  • 1971 : les Panadeux (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1443, rééd. en coll. « Carré Noir », n° 518)
  • 1972 : la Marche Truque… (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1473, rééd. en coll. « Carré Noir », n° 554)
  • 1972 : la Nuit des grands chiens malades (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1482, rééd. en coll. « Carré Noir », n° 197 sous le titre Quelques messieurs trop tranquilles, rééd. en coll. « Folio », n° 2224) – adapté au cinéma sous le titre Quelques messieurs trop tranquilles
  • 1972 : Cradoque’s band (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1493, rééd. en coll. « Carré Noir », n° 373)
  • 1972 : les Trois Badours (Gallimard, coll. « Série Noire » n° 1544 , rééd. en coll. « Folio policier », n° 229) – Pour la première édition, A.D.G. utilise le pseudonyme Alain Camille.
  • 1973 : Berry Story (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1586)
  • 1974 : Notre frère qui êtes odieux… (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1662, rééd. en coll. « Carré Noir », n° 566, rééd. en coll. « Folio policier », n° 171)
  • 1974 : Je suis un roman noir (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1692, rééd. en coll. « Carré Noir », n° 468)
  • 1976 : L’otage est sans pitié (Gallimard, coll. « Super noire », n° 43)
  • 1977 : le Grand Môme (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1717) – Titre qui était un hommage discret à son homonyme Alain-Fournier
  • 1977 : Juste un rigolo (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1721, rééd. en coll. « Carré Noir », n° 506)
  • 1980 : Pour venger pépère (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1806, rééd. en coll. « Folio policier », n° 153)
  • 1980 : les Enquêtes de l’inspecteur Alfred Beaugat (Dargaud, coll. « Pilote ») – Scénario de textes d’A.D.G., dessins de Loro et North – Réunit :Une Aventure de l’inspecteur Alfred Beaugatle Sale Grand Meaulnesl’Inspecteur Beaugat monte à Paris et Fripe-futaille contre Lèche-douzils
  • 1981 : la Nuit myope (Balland, coll. « L’Instant romanesque », rééd. en 2003 chez Christian Durante, coll. « Poche-numérique »)
  • 1981 : Balles nègres (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1825)
  • 1982 : On n’est pas des chiens (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 1862, rééd. en coll. « Folio policier », n° 189)
  • 1987 : Joujoux sur le caillou (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 2089) « roman calédonien » de politique-fiction.
  • 1987 : le Grand Sud (Jean-Claude Lattès) roman d’aventures néo-calédonien
  • 1988 : Les Billets Nickelés (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 2124)
  • 1988 : C’est le bagne ! (Gallimard, coll. « Série Noire », n° 2134)
  • 2003 : Kangouroad movie (Gallimard, coll. « la Noire ») thriller australien
  • 2007 : J’ai déjà donné (Le Dilettante, 278pp)
  • 2008 : Papiers gommés (Le Dilettante, 320pp)

Source wikipédia